Février 2026
À l’ère de l’exposition permanente de soi, l’artiste doit revendiquer le droit de ne pas tout dire, de ne pas tout montrer. Il n’a rien à cacher, mais il en va de sa liberté: seule la discrétion lui permet de s’affranchir des règles des algorithmes, des lubies du public et des appétits des marchands. La création n’est ni un spectacle ni un produit culturel mais une pratique quotidienne.
Aujourd’hui, l’artiste n’a d’autre choix que d’assumer son indépendance comme une forme de militantisme.
Néanmoins, ce militantisme serait bien vain s’il ne s’inscrivait pas dans une lutte plus vaste. Partout dans le monde, appartenir à une minorité méprisée est une réalité douloureuse, marquée par la solitude et la vulnérabilité de celles et ceux qui vivent dans les marges. Parmi eux, rares sont ceux qui ont la possibilité de transformer cette fatalité en un territoire affranchi, lumineux et inventif. À ces derniers, à ces chanceux, et aux artistes d’occuper cet espace autrement qu’en simples privilégiés.
Engagé dans la communauté LGBTQI+, Teofil Moineau explore une œuvre plurielle et fluide à travers la peinture, la direction artistique, l’illustration et l’écriture. Il accueillera avec attention et plaisir vos messages relatifs au développement de projets artistiques, que vous soyez des particuliers, professionnels, modèles, artistes, à la tête d’établissements ou représentants d’associations LGBTQI+.
LES GARÇONS DE LA DERNIÈRE PLUIE et autres pièces en un acte

Dans une maison close d’opérette, avec son escalier, son port et sa nostalgie, les «filles» qui attendent le matelot se prénomment Edmond, Cédric, Rodolphe, Milo… Ils sont sept hommes à se raconter des histoires pour ne pas regarder la vérité en face: la porte ne s’ouvre plus. Les cargos ne débarquent plus. Et la pluie, elle, ne s’arrêtera jamais. Sans slogan ni drapeau arc-en-ciel, des fantômes résistent à l’oubli, au temps, à l’absence de regards extérieurs. Et donc à leur propre disparition. Car une question lancinante hante les personnages : et si personne ne venait ?
On s’aime, on s’épuise, on continue. Tour à tour drôle, en colère ou fragile, trois monologues pour trois personnages militants. Chacun porte son histoire personnelle, invente sa manière de vivre et tente de définir la nature de son engagement.
Un banc. Dans la nuit d’un jardin public se déroule une scène banale et unique à la fois. La mémoire des amours humaines se tient sur un banc, au côté des premiers amants.
Entre tensions intimes et enjeux collectifs, les trois pièces de ce recueil témoignent de trajectoires et de situations liées aux expériences LGBTQI+.
Vous représentez une association, une compagnie, un collectif LGBT+ engagé dans un travail de création théâtrale?
Cet ouvrage s’inscrit dans une démarche militante de partage et de circulation des textes, avec l’idée que la scène demeure un lieu privilégié pour faire entendre des récits pluriels. Si vous souhaitez vous emparer de ces textes, contactez-moi afin que je vous en fasse parvenir un exemplaire. Je serai heureux d’encourager les projets portés avec sincérité et dans le respect de cet esprit. Cet ouvrage est imprimé en un nombre très limité d’exemplaires, hors-commerce et ne peut être vendu.
LES GARÇONS DE LA DERNIÈRE PLUIE et autres pièces en un acte – Broché, 166 pages, 14,9x21cm. Dépôt légal 2026.
On s’aime, on s’épuise, on continue.

Tour à tour drôle, en colère ou fragile, trois monologues pour trois personnages militants. Chacun porte son histoire personnelle, invente sa manière de vivre et tente de définir la nature de son engagement.
Télécharger le texte (PDF 0,7Mo.)
Ce texte est mis à disposition gratuitement par l’auteur pour un usage non commercial. Vous pouvez le partager gratuitement, sans le modifier, en citant l’auteur.
Création de On s’aime, on s’épuise, on continue à La Barak lors du Rainbow Screen Festival 2026 de Montpellier. Coup de cœur du comité de lecture.

HUMILIS SED AUDAX