Hé, Moineau.

À l’ère de l’exposition permanente de soi, l’artiste doit revendiquer le droit de ne pas tout dire, de ne pas tout montrer. Il n’a rien à cacher, mais il en va de sa liberté : seule la discrétion lui permet de s’affranchir des règles des algorithmes, des lubies du public et des appétits des marchands. La création n’est ni un spectacle ni un produit culturel mais une pratique quotidienne.

Aujourd’hui, l’artiste n’a d’autre choix que d’assumer son indépendance comme une forme de militantisme.

Néanmoins, ce militantisme serait bien vain s’il ne s’inscrivait pas dans une lutte plus vaste. Partout dans le monde, appartenir à une minorité méprisée est une réalité douloureuse, marquée par la solitude et la vulnérabilité de celles et ceux qui vivent dans les marges. Parmi eux, rares sont ceux qui ont la possibilité de transformer cette fatalité en un territoire affranchi, lumineux et inventif. À ces derniers, à ces chanceux, et aux artistes d’occuper cet espace autrement qu’en simples privilégiés.


Rendez-vous

ON S’AIME, ON S’ÉPUISE, ON CONTINUE.
Trois monologues pour trois personnages militants. Tour à tour drôle, en colère, fragile, chacun porte son histoire personnelle, invente sa manière de vivre et tente de définir la nature de son engagement.

Création de On s’aime, on s’épuise, on continue à La Barak lors du Rainbow Screen Festival 2026 de Montpellier. Coup de cœur du comité de lecture.

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