À l’ère de l’exposition permanente de soi, l’artiste doit revendiquer le droit de ne pas tout dire, de ne pas tout montrer. Il n’a rien à cacher, mais il en va de sa liberté : seule la discrétion lui permet de s’affranchir des règles des algorithmes, des lubies du public et des appétits des marchands. La création n’est ni un spectacle ni un produit culturel mais une pratique quotidienne.
Aujourd’hui, l’artiste n’a d’autre choix que d’assumer son indépendance comme une forme de militantisme.
Néanmoins, ce militantisme serait bien vain s’il ne s’inscrivait pas dans une lutte plus vaste. Partout dans le monde, appartenir à une minorité méprisée est une réalité douloureuse, marquée par la solitude et la vulnérabilité de celles et ceux qui vivent dans les marges. Parmi eux, rares sont ceux qui ont la possibilité de transformer cette fatalité en un territoire affranchi, lumineux et inventif. À ces derniers, à ces chanceux, et aux artistes d’occuper cet espace autrement qu’en simples privilégiés.
Teofil Moineau vit et travaille à Paris, où il explore une œuvre plurielle et fluide à travers la peinture, la fresque, la direction artistique, l’illustration et l’écriture. Engagé dans la communauté LGBT, il accueillera avec attention et plaisir vos messages relatifs au développement de projets artistiques, que vous soyez des particuliers, professionnels, modèles, artistes, à la tête d’établissements ou représentant d’associations LGBT.
Rendez-vous
ON S’AIME, ON S’ÉPUISE, ON CONTINUE.
Trois monologues pour trois personnages militants. Tour à tour drôle, en colère, fragile, chacun porte son histoire personnelle, invente sa manière de vivre et tente de définir la nature de son engagement.
Création de On s’aime, on s’épuise, on continue à La Barak lors du Rainbow Screen Festival 2026 de Montpellier. Coup de cœur du comité de lecture.
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Hey, Moineau.
In an age of permanent self-exposure, the artist must claim the right not to say everything, not to show everything. He has nothing to hide, yet his freedom is at stake: only discretion allows him to free himself from the rules of algorithms, the whims of the public, and the appetites of merchants. Creation is neither a spectacle nor a cultural product, but a daily practice.
Today, the artist has no choice but to embrace independence as a form of activism.
Yet such activism would be in vain if it were not part of a broader struggle. All around the world, belonging to a despised minority is a painful reality, marked by the loneliness and vulnerability of those who live on the margins. Among them, few have the opportunity to transform this fate into a liberated, luminous, and inventive territory. It is up to them to occupy this space as something more than mere privilege.
Teofil Moineau lives and works in Paris, where he explores a plural and fluid body of work through painting, murals, art direction, illustration, and writing. Engaged with the LGBT community, he welcomes with care and pleasure your messages regarding the development of artistic projects, whether you are individuals, professionals, models, artists, heads of establishments, or representatives of LGBT associations.


