Hé, Moineau.

À l’ère de l’exposition permanente de soi, l’artiste doit revendiquer le droit de ne pas tout dire, de ne pas tout montrer. Il n’a rien à cacher, mais il en va de sa liberté : seule la discrétion lui permet de s’affranchir des règles des algorithmes, des attentes du public et des exigences du marché. La création n’est ni un spectacle ni un produit culturel mais une pratique quotidienne.

Aujourd’hui, l’artiste n’a d’autre choix que d’assumer son indépendance comme une forme de militantisme.

Néanmoins, ce militantisme serait bien vain s’il ne s’inscrivait pas dans une lutte plus vaste. Partout dans le monde, appartenir à une minorité méprisée est une réalité douloureuse, marquée par la solitude et la vulnérabilité de celles et ceux qui vivent dans les marges. Parmi eux, rares sont ceux qui ont la possibilité de transformer cette fatalité en un territoire affranchi, lumineux et inventif. À ceux-ci d’occuper cet espace autrement qu’en simples privilégiés.

Pour un artiste, défendre les minorités, c’est d’abord leur offrir des miroirs dans lesquels elles puissent se reconnaître, fortes, belles, drôles et graves.

Teofil Moineau vit et travaille à Paris. Cours et ateliers, peinture, fresque, direction artistique, illustration, écriture… Son œuvre est plurielle et fluide. Commandes de particuliers, associations LGBT en quête de projets, établissement souhaitant faire réaliser une fresque, modèles : vos messages seront toujours lus avec attention et plaisir.


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